Quelques Souvenirs Très Précieux [Editor's note - We all have special memories of members of our families, and of special occasions when we gathered to celebrate family events. Following are a few cherished photographs marking special people and special times in the life of our dear friend Edith Fosse Deboo]
Hazebrouck Website
The photo above shows the busy main square of this cozy, friendly city in old Flandre Français. The website www.hasbrouckfamily.org/hazebrok.htm gives some good historical perspective for readers who might be contemplating a visit to this part of our DEBOO Homeland straddling the French-Belgian border. There is a good map of this onetime Dutch-speaking area of northwestern France for planning your visit. - RFD
La Soutane la Plus Populaire de France
Bonjour les amis DEBOO de tous les horizons. Je suis Edith la Française. Ce dimanche 30Novembre à 16 heures, nous sommes confortablement installés dans des fauteuils profonds devant un rideau rouge qui attend, frémissant, de souvrir. Nous sommes à lOrphéon, petit mais renommé théâtre à Hazebrouck, et, si je suis peut-être la plus impatiente, cest que mon fils Eric et mon petit-fils Yann sont parmi les acteurs bénévoles. Ce nest certes pas la première fois pour Eric mais lenjeu est de taille !
Au sud de la colline de Cassel, on aperçoit notre terre, la Motte au Bois, Merville où se promène la Lys. Vers la zone flamande, voici Bailleul puis le Mont Noir rond comme un mamelon. A côté le Mont des Cats et son couvent des Trappistes chez qui on peut toujours se réfugier pour une retraite calme, parfumée par les houblonnières qui lentoure. « Cest ça ma Flandre et cest ça mon pays Que jaime dêtre mien et que je remercie » Diverses scènes nous montrent ensuite la naissance et lenfance du petit Jules. Avril 1853 Une modeste ferme à Vieux Berquin où vivent les parents Lemire. La demeure est coquette, propre et ordonnée et cest là, le 23 que va naître Jules Lemire. Le bonheur est entré dans la maison ! Deux filles naîtront un peu plus tard, lune en 1856, lautre en 1857. Les enfants, avant de connaître la douceur du lit, reçoivent la bénédiction du père. Le créateur a décoré le ciel détoiles, semé de fleurs le manteau de la terre. Mais les plus beaux tableaux se teintent parfois de noir. En 1860, après la naissance dun second garçon, la maman se meurt. Cet enfant allait devenir prêtre prédicateur du St Esprit ! Les deux petites filles demeureraient avec leur père sous la garde dune servante dévouée. Notre Jules était placé chez une tante à qui il ressemblait très fort. Sa seconde maman le conduisait bientôt à lécole communale où les journées commençaient par une leçon de morale (Cétait encore le cas pour moi et, je pense, que lon devrait y revenir). LAbbé Acquart avait décelé la grande intelligence de lenfant et lui ouvrit lesprit et le cur. Après lécole primaire, il entrait au séminaire. Cest maintenant au tour dun jeune acteur de 20 ans qui personnifie le séminariste Lemire et le début de son professorat. Très bon amateur, on ressent les hésitations et les doutes du jeune prêtre qui cherche sa voie. Et les années passent. Pour Jules Lemire, cest la réussite complète. Il se montre digne des dépenses faites par certaines personnes aisées. Bachelier en 1872, il entre au séminaire de Cambrai où il restera 2 ans puis revient à Hazebrouck comme surveillant. 3 ans plus tard, il est nommé professeur de philosophie et de rhétorique. Il est ordonné prêtre le 29 juin 1878. Très proche des enfants, il comprenait leurs problèmes et sa plus grande joie était de réunir parents, professeurs et enfants. Tout ce quil a dit et écrit, revêt de nos jours, et plus encore, une intense vérité. Lenfant est un chef-duvre. Cest aux parents et aux maîtres quil est dû ! A eux de le garder. En somme, une main de fer dans un gant de velours ! Dés 1876, il apprenait le flamand et devint de première force dans la langue de Tisje Tasje, géant de Flandre. Dés 1879, il prêcha en cette langue. Le 6 Août 1880, il prononçait un discours qui fit du bruit. « Il y a des uvres chrétiennes qui ne le sont quen apparence. La foi manque. Le prêtre doit être plus quun apôtre : un missionnaire ! !» Il avait trouvé sa voie. Il serait à lécoute des ouvriers. Il demandait audience au Pape Léon 13, qui, après son encyclique, devenait le «Pape des ouvriers » « Le travail des hommes doit être respecté ! Il faut que louvrier puisse faire vivre sa famille en travaillant. Il faut quil soit maître chez lui. » Alors que son frère senfonçait jusquaux Antipodes, il regagnait la France, rayonnant. Il allait évangéliser sur place. Il ira vers le peuple délaissé, réduit à lesclavage ; aux trop longues journées de travail, au trop maigre salaire à la misère des taudis trop étroits, sombres et malsains. Il fait en sorte que chaque famille ait un petit coin de terre à cultiver, baptisé «les jardins ouvriers ». Cest devenu national et existe toujours. Ses écrits et discours témoignent de son intention de devenir un homme public. Il collabore au « Cahier de lunivers » et dautres publications dont on dirait de nos jours quelles sont engagées et reçoit un premier avertissement de lautorité religieuse ! !Il y en aura beaucoup dautres ! ! «Je veux, disait-il, devenir prêtre député et représenter au parlement la Flandre catholique. Sa popularité grandit. Il soulève, soit des clameurs de protestations, soit des applaudissements frénétiques. ! Un matin, scandale au collège dHazebrouck ! ! Le professeur Lemire se présente aux législatives contre le député sortant, conservateur.» Le rôle dEric, soutane populaire, commence à la campagne de lAbbé pour la députation. La campagne se déroule dans les estaminets, sur les places des villages, sur des tonneaux, un tombereau. Pour simuler ceci, Eric, sur une caisse branlante, harangue les ouvriers assemblés autour de lui, articulant chaque mot avec conviction, bras ouverts, regard chaleureux.
«Lhomme ne vit pas seulement de pain. Je voudrais que louvrier vienne à moi, non pas comme sil allait vers une religion de servilité, mais vers une religion dans laquelle il y ait de lidéal, de la pensée, de la bienfaisance et de la vie. En un mot, quil soit citoyen libre dans un pays libre » Sil avait fallu un député, à la fin de la scène, Eric lemportait haut la main. Des applaudissements nourris achèvent ce tableau, tandis que des yeux sembuent. Le suivant, personnifiant le retour de Paris et la victoire, alors que lAbbé remercie ses chers ouvriers, fait monter la tension dans la salle. On sent quEric est pour une heure, lAbbé Lemire. Nous sommes, ma petite famille et moi-même, étreints dune émotion que nous ne parvenons pas à cacher. Toutes les mères comprendront ladmiration que jéprouvais. LAbbé déclarait volontiers dans ses discours : «Tout pour le peuple et par le peuple. On ne sépare pas la paix sociale de la paix internationale. Nous devons lutter contre le pouvoir de largent. Nous devons faire en sorte que la France savance, radieuse, au milieu des autres nations, les entraînant à sa suite. Je suis républicain parce que je suis français. » A peine entré dans la vie publique, la renommée de lAbbé Lemire se répandit à travers la France, admise par les une, rejetée par les autres. Il faillit mourir par la bombe dun anarchiste. Il demande que sa condamnation à mort soit commuée en perpétuité. Ses conférences, ses interventions sont faites avec délicatesse et tendresse. Il reçoit maints coups de semonce de lArchevêché de Cambrai. Il avait créé son journal «le cri des Flandres »qui allait lui attirer bien des foudres. La Flandre restait fidèle et il fut réélu 8 fois de suite. 35 ans de présence a la Chambre dont il fut vice-président en 1914. Fait unique au Parlement : le fauteuil majoral occupé par un prêtre ! ! Son uvre fut immense et son nom reste attaché à chacune des grandes pages du mouvement social et des grandes réalisations. Lorsquil fit voter la grande loi sur les retraites ouvrières et paysannes, il déclara à la tribune «En votant une telle loi, vous faîtes honneur au Parlement ». Ses amis lont surnommé «le député de la famille » Cest en 1914 quil fut élu maire dHazebrouck. Rares sont les grands hommes qui réalisent le tour de force de ne faire quun avec leur ville. Sa maison était presque toujours pleine et sa bourse presque toujours vide. Ce fut, toute sa vie le défenseur ardent des petites gens. Il mourrait le 17 mars 1928. Il restera comme un des grands artisans de notre législation sociale et un incomparable exemple. Nous pensons le spectacle terminé mais lapothéose reste à venir. Debout, sur une grande stèle, imperturbable, blanc de la tête aux pieds, bras croisés, regard fixe, Eric est la copie conforme de la statue qui préside le jardin public de notre ville. Sa voix sélève, basse, grave pour réciter les ultimes vers de «lAngélus du soir ».
Cest lAngélus du soir qui tombe sur la ville - Edith Fosse Deboo, Hazebrouck, Nord [Editor's Note: Readers of previous Issues will know we publish
contributions in English, French and Dutch/Flemish. The policy is to
ensure accuracy and to prevent errors in translation. Edith, one of
our original contributors, always writes from the heart. We want to
ensure this aspect of her story about the famous Abbe Lemire and her
son Eric's stage role in depicting his life is also fully enjoyed by
everyone. So, we encourage readers to dust off their French-English
dictionaries to enjoy this good story in its original form. For readers
without a dictionary, we suggest trying the translation service at www.systranlinks.com/systran/cgi.
- RFD]
Vie Citron La vie m'a bien pressée
Déjà de toutes parts
Tel un citron taché
Tout au fond d'un placard
Taches de soleil
Taches de moisissure
Ronds aux teintes vermeilles
Ronds aux teintes plus mûres
Mon citron est fané
Mais est encore bien sur
Et au long des années
Certains jours sont obscurs
Mais je presse la vie
Pour la boire goutte à goutte
Et ce sera ainsi
Tout au long de ma route
Gouttes à saveur de miel
Gouttes remplies d'amertume
Aere goût du fiel
Suave odeur d'agrume
Mais rayons de soleil
Ou longues veillées de brume
Je lève les yeux au ciel
En ralant le bitume
-Edith Fosse Deboo, Hazebrouck, Nord
Deboo/De Boo/Dubo in France If you check for surname distribution in France, for
example using www.whitepages.com,
you will find a sparse distribution in the northwestern Departements
- Nord and Pas-de-Calais. Spelling is variable, as everywhere else.
There is another factor of confusion here - Debaux (as pronounced
in Dutch). Could this be an original French variant of our name?
I suspect most of the telephone and other listings in France are for folks with ancestral roots across the border in Belgium. For example, Edith, our French poet, has ties to the Flemish village of Moere, not that far from her home at Hazebrouck. As a matter of fact, this corner of northwestern France is still known as "French Flanders" - Flandre français. All evidence gathered to date supports the conclusion that Deboo, and its variants, is a Flemish name stemming from the Dutch words for "the messenger" - de bode (see De Brabandere in the DEBOO References Section). It sounds French, but it isn't. - RFD |